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Mouvement Monnaie Juste - MMJ

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Citoyens, citoyennes,

 

Vous devez être informés sur l'iniquité et l'absurdité du système monétaire actuel et sur les solutions de remplacement. La monnaie et son émission devrait légitimement appartenir aux institutions représentant les citoyens et… ce n'est pas le cas aujourd'hui !

 

Notre société est profondément injuste à cause d'un système monétaire qui est, de fait, une énorme supercherie. Comme l'affirmait Irving Fisher en 1935 lors de l’écriture de son ouvrage méconnu 100% Money : « Et si notre système monétaire n’avait jamais été véritablement réfléchi ? ». Le système monétaire ne serait qu’une pure contingence de l’histoire, modelée au cours des siècles par l’appât du gain des banquiers. Il serait la cause principale des épisodes récurrents de boom et de dépression dont souffrent les économies capitalistes depuis le début de son histoire, c'est-à-dire depuis ''l'invention'' de la monnaie ou de sa création ex-nihilo par les banquiers.

 

Notez que par l’article 104 du traité de Maastricht en 1992, puis par la loi n° 93-980 du 4 août 1993 et finalement par l'article 123 du traité de Lisbonne, la planche à billets, en ce qui concerne les besoins de l'État, a été privatisée. La France a payé 1400 milliards d'€ d'intérêts sur sa dette de 1979 à 2018. Le service de la dette de l'État était de 48,5 milliards d'€ en 2013. Et si vous cumulez les intérêts annuels que payent l'État, les entreprises et les particuliers, vous arrivez à 130 milliards d'€ par an soit 45 % des recettes fiscales nettes du budget de l'État ou 93 % des recettes de la TVA en 2014. Nous payons environ 6 % de notre PIB pour utiliser une monnaie que l'on pourrait faire nous-mêmes !

Avec ce processus, le système monétaire de réserves fractionnaires, la planche à billets a toujours été une affaire privée pour les particuliers et les entreprises, mais depuis une cinquantaine d'années (réformes Debré-Haberer en 1966-68), l’État, sous pression des banquiers, s’est interdit à lui-même de créer la monnaie dont il avait besoin.

C’est une trahison des hommes politiques, le gouvernement se refuse un privilège qu’il a accordé aux banques par la loi, il se fait le serviteur des banquiers et méprise le peuple.

 

Le constat est simple, la plupart de nos problèmes économiques, sociaux et même environnementaux viennent de ce système monétaire. La création monétaire est aujourd’hui une affaire privée, elle n’aurait jamais dû l’être, c’est la plus grande escroquerie de l’histoire de l’humanité. La monnaie, comme l’air ou l’eau, ne peut être qu’un « bien public ».

 

Le système monétaire actuel nous pousse toujours à plus de consommation et de « croissance » obligatoire afin simplement d'éviter l'écroulement ! Débarrassés de ce système monétaire à réserves fractionnaires – c'est son nom – il est facile d'imaginer une civilisation beaucoup plus apaisée. Le problème, c'est que le pourcentage de la population qui comprend véritablement « l'arnaque » de ce système n'est peut-être pas encore assez élevé. Le regretté Bernard Maris a dit en 2014 dans un documentaire sur Arte (La dette, une spirale infernale ?) que ce n'était pas facile à comprendre, mais que oui, les banquiers font de la fausse monnaie depuis toujours.

 

La priorité : une création monétaire par le peuple pour le peuple et géré par ses élus, ainsi qu'une nationalisation des banques. En clair : tous les intérêts doivent être payés à l’État. L’État souverain doit être le seul créateur de la monnaie fiduciaire et scripturale. Précisons que ces deux termes se confondent si l’État contrôle la création monétaire. La privatisation de la création monétaire par les ''professionnels'' de la monnaie : les banquiers, doit cesser !

 

Dans le cadre d'un mouvement international, International Movement for Monetary Reform internationalmoneyreform.org , le Mouvement Monnaie Juste, présidé conjointement par Serge Latouche & Marie-Louise Duboin (fille de Jacques Duboin), est un mouvement trans-partis qui a pour principal objectif d'alerter les citoyens sur l'injustice du système monétaire actuel (appelé : '' Système de réserves fractionnaires '') et sur les solutions de remplacement comme le 100% monnaie ou l' Initiative Monnaie Pleine proposée par une votation le 10 juin 18 en Suisse par exemple.

 

Depuis le mouvement Occupy Wall Street aux USA en 2011 et celui des Gilets jaunes en France, des millions de citoyens sur la planète ont pris conscience que la supercherie a assez duré ! « We are the 99% » et nous ne pensons pas que la seule finalité de l’humanité soit de produire, de « con-sommer » et de passer son existence à comparer les prix dans une économie de marché mondialisée. Il va nous falloir choisir entre la survie d’un système absurde, stupide et violent qui fait du profit sa seule finalité, et la survie de notre humanité et de notre environnement. C’est donc soit la survie des peuples (les 99%), soit la survie d’un système contrôlé par 0,01% de la population pour son seul bénéfice.

 

Nous refusons tout discours médiatique qui tenterait de nous faire croire à la nécessité de l’austérité et de la « croissance » pour sortir de la crise. Nous refusons de nous soumettre au maître sournois mais bien réel qu’est le « système monétaire de Réserves Fractionnaires » ou, autrement dit, à la manipulation par la monnaie « dette » émise par les banques. Notre société est certes au pied du mur mais nous assistons, grâce à Internet, à une prise de conscience de l'ensemble des citoyens qui se posent des questions de fond.

 

Dans une démocratie, c’est au débat politique que devraient revenir les décisions essentielles relatives à la monnaie du pays, à savoir : sa création, sa masse totale et les rôles qui lui sont attribués. La monnaie est aujourd'hui un instrument de manipulation d'une infime minorité sur l'ensemble de l'Humanité. Le citoyen doit réaliser à quel point le problème monétaire est primordial. La monnaie doit devenir un instrument au service de l'Humanité.

 

Avec ce mouvement nous apportons notre contribution à ce combat de résistance pour la défense inconditionnelle de l’être humain et des valeurs démocratiques. À toutes les époques il y a eu des hommes et des femmes qui se sont battus pour une société meilleure, qu’il s’agisse des esclaves dans l’Antiquité ou des Sans-culottes de 1789, sans oublier les Résistants de 1940-1944, les opprimés ont toujours fini par gagner.

 

La base même pour construire une alternative à la dictature financière, c’est la souveraineté populaire, la démocratie. C’est donc au peuple et à ses représentants de défendre l’intérêt général contre celui des transnationales de droit privé. C’est au peuple français de trouver les solutions particulières qui correspondent à sa culture, à son histoire, à son territoire. Il n’est pas possible de lutter contre la mondialisation financière sans un réel pouvoir au niveau de la Nation française, un État fort qui puisse s’opposer fermement aux transnationales, aux fonds de pension, au pouvoir financier mondialisé. Cela n’empêche pas de « travailler » de concert avec les autres mouvements qui sont pour une autre mondialisation partout sur la planète, notamment en Europe. La France pourrait, comme il y a un peu plus de deux siècles, montrer l’exemple d’un changement radical de régime. La France, terre d'accueil, de tolérance et d'échange, territoire relativement homogène aux niveaux linguistique, historique, géographique et culturel pourrait être le théâtre d'une vraie révolution, mais contrairement à l'exemple sanglant de 1789, elle pourrait donner l'exemple d'une révolution non-violente, d'une révolution profonde des rapports sociaux et de notre relation à la Nature.

 

Pour sortir de la crise monétaire absurde dans laquelle nous sommes englués, nous proposons une réforme monétaire inspirée du « 100 % Money » et un assouplissement monétaire pour les peuples (QE4P), c’est-à-dire, premièrement un contrôle de la totalité de la masse monétaire en circulation par l’État et deuxièmement un revenu d’existence pour tout un chacun. Il est évident que ces réformes ne pourront se faire qu’au niveau de l’État français en commençant par la nationalisation de toutes les banques françaises.

 

Sans souveraineté nationale, aucun combat politique n'est possible ; sans souveraineté, on peut déclarer tout de suite forfait contre la mondialisation libérale. Nous pensons qu'il n'est pas utile de faire de la politique au niveau national si l'on ne parle pas de :

1/ Comment fonctionne le système monétaire ?

2/ Qui contrôle l'émission monétaire actuelle ?

3/ La possibilité de réformer cette émission de façon à ce que cela soit bénéfique à l'ensemble des citoyens, et non pas à une infime minorité.

 

LMMJ est un mouvement trans-partis qui a pour buts :

1/ de faire l'étude, la promotion et la mise en place de systèmes monétaires durables, équitables et équilibrés,

2/ de faire de l'éducation populaire sur le problème monétaire et les solutions de remplacement,

3/ d'interpeller nos concitoyens et les candidats aux élections sur l'injustice inhérente au système à réserves fractionnaires,

4/ de présenter aux candidats la réforme monétaire que nous proposons,

5/ de soutenir les candidats qui s'engageront à promouvoir cette réforme aux élections présidentielles et législatives.

 

Ce n'est pas difficile d’imaginer une société libérée du carcan du pouvoir financier international, libérée de l’impératif du profit. Avec les moyens technologiques dont on dispose, il suffit d'un peu d'imagination pour visualiser facilement comment pourrait être la vie si on n’était pas sans cesse obligé de produire toujours plus de marchandises pour que les entreprises puissent payer leur loyer monétaire. Pas besoin d’une imagination débordante pour voir à quel point cette société serait plus paisible.

 

Signataires : Philippe Bourcier de Carbon (Démographe, économiste, fondateur de l'AIRAMA), Valerie Bugault (Ancienne avocate fiscaliste, docteur en droit privé), Marie-Louise Duboin, Gérard Foucher (Auteur), Christian Gomez (Ancien banquier, docteur en sciences économiques), Bruno Guigne (Ancien sous-préfet, Normal Sup', ENA), Marc Jutier (Auteur, ingénieur), Serge Latouche (Professeur émérite, docteur en sciences économiques), Gilles Poncet, Luciens Pons (Ses valeurs sont issus du programme du Conseil de la Résistance), Jean Remy (Ancien banquier international), Jacques Sapir (Directeur d'études à l'EHESS, docteur en sciences économiques), François de Siebenthal (Premier signataire de l'Initiative Monnaie Pleine), Henri Temple (Professeur honoraire de droit économique, expert international, philosophe), Jean-Claude Werrebrouck (Agrégé d'économie).

 

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