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5 - Petite histoire de la monnaie d'un nouveau pays : les États-Unis d'Amérique

 

5 - Petite histoire de la monnaie d'un nouveau pays : les États-Unis d'Amérique

 

« L’incapacité pour les colons d’obtenir le pouvoir d’émettre leur propre argent à l’écart des mains de Georges III et des banquiers internationaux fut la raison PRINCIPALE de la guerre d’indépendance. » Benjamin Franklin

 

La création monétaire par les nations elles-mêmes est une idée qui donne des boutons aux dirigeants des banques. En 1750, les colonies étaient très prospères ; il n'y avait pas d'impôt sur le revenu, pas de chômage et les prix étaient stables. Lorsqu'on leur a demandé d'expliquer cette prospérité aux leaders de retour dans la mère patrie, Benjamin Franklin a répondu : "C'est simple, dans les colonies, nous émettons notre propre argent. Il est appelé Colonial Script. Nous émettons la monnaie en proportion adéquate selon les demandes du commerce et de l'industrie facilitant ainsi le passage des produits fabriqués vers les consommateurs. De cette façon, créer nous-mêmes notre propre papier-monnaie nous permet de contrôler notre propre pouvoir d'achat, et nous n'avons aucun intérêt à payer à personne".

 

Les manuels d'Histoire enseignent faussement que la Révolution américaine était due à la taxe sur le thé. B. Franklin déclara : «Les colonies auraient volontiers supporté l'insignifiante taxe sur le thé et autres articles, sans la pauvreté causée par la mauvaise influence des banquiers anglais sur le Parlement : ce qui a créé dans les colonies la haine de l'Angleterre et causé la Révolution.» La véritable raison de la guerre d'indépendance des États-Unis en 1776, c'est les banquiers de la Banque d'Angleterre qui vont la provoquer en votant une loi interdisant aux treize colonies d’Amérique de créer leur monnaie locale. En 1751, l'Angleterre obligea ses colonies d'Amérique à utiliser dorénavant sa monnaie à intérêt au lieu de leur monnaie gratuite. Peu après l'interdiction d'émettre leur propre monnaie, Benjamin Franklin constate : « En un an, les conditions de vie se sont totalement inversées, l'ère de la prospérité a pris fin. Une dépression s'installe, à tel point que les rues des colonies sont remplies de chômeurs. La Nouvelle-Angleterre mit moins d'un an à passer de la plus extrême prospérité au plus extrême marasme. ».

 

Les Pères Fondateurs des États-Unis, ayant tous ces faits en mémoire, et pour se protéger de l'exploitation des banquiers internationaux, prirent bien soin de stipuler clairement dans la Constitution américaine, signée à Philadelphie en 1787, dans l’Article 1, section 8§5 : «C'est au Congrès qu'appartiendra le droit de frapper l'argent et d'en régler la valeur.»

 

Le représentant des banquiers, Alexander Hamilton, fut nommé Secrétaire du Trésor (ministre des Finances) dans le cabinet de George Washington et se fit l'avocat d'une banque nationale privée et de la création d'un argent-dette avec des arguments fallacieux tels que : «Une dette nationale, pourvu qu'elle ne soit pas excessive, est une bénédiction nationale ... Le gouvernement se montrera sage en renonçant à l'usage d'un expédient aussi séduisant et dangereux, soit d'émettre son propre papier-monnaie.» Hamilton leur fit aussi accroire que seul l'argent-dette des banques privées était valable pour les transactions avec les pays étrangers. Thomas Jefferson, alors Secrétaire d'État (ministre des Affaires étrangères), était fortement opposé à ce projet, mais le président Washington se laissa finalement convaincre par les arguments d'Hamilton.

 

En 1791, G. Washington autorisera la création d’une banque privée dénommée la «Bank of the United States», avec une charte d'une durée de 20 ans. Quoique nommée «Banque des États-Unis», elle était en fait la «banque des banquiers», puisqu'elle n'appartenait pas à la Nation mais aux individus détenteurs des actions de la banque, les banquiers privés. Le nom de «banque des États-Unis» fut délibérément choisi dans le but de laisser croire à la population américaine que la Nation était propriétaire de la banque. La charte expira donc en 1811 et le Congrès vota contre son renouvellement, grâce à l'influence de Jefferson et d'Andrew Jackson : «Si le Congrès, dit Jackson, a le droit d'après la Constitution d'émettre du papier-monnaie, ce droit leur a été donné pour être utilisé par eux seuls, non pas pour être délégué à des individus ou des compagnies privées.» Ainsi se terminait l'histoire de la première Banque des États-Unis, mais les banquiers n'avaient pas dit leur dernier mot.

 

Nathan Rothschild, de la Banque d'Angleterre, lança un ultimatum: «Ou bien le renouvellement de la charte est accordé, ou bien les États-Unis seront impliqués dans une guerre très désastreuse.» Jackson et les patriotes américains ne se doutaient pas que le pouvoir des banquiers pouvait s'étendre jusque-là. «Vous êtes un repaire de voleurs, de vipères, leur dit le président Jackson. J'ai l'intention de vous déloger, et par le Dieu Éternel, je le ferai!» Nathan Rothschild émit des ordres : «Donnez une leçon à ces impudents Américains. Ramenez-les au statut de colonie.». Le gouvernement anglais déclencha la guerre de 1812 contre les États-Unis. Le plan de Rothschild était d'appauvrir les Américains par la guerre à un tel point qu'ils seraient obligés de demander de l'aide financière... qui bien sûr ne serait accordée qu'en retour du renouvellement de la charte de la «Bank of the United States».

 

Il y eut des milliers de morts, mais qu'importe à Rothschild, il avait atteint son but. En 1816, après la seconde guerre contre les Britanniques, la «Bank of the United States» est remplacée par la «  Second Bank of the United States ». En 1830, celle-ci fut dissoute par le président Andrew Jackson pour qui les banquiers ne sont à ses yeux que des vautours affamés ! Andrew Jackson & La banque des États Unis – youtu.be/qRjBRwjuhPQ - Andrew Jackson, un franc-maçon inconciliable avec la Fed – eveil-delaconscience.com/andrew-jackon-un-franc-macon-inconciliable-avec-la-fed

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Fin 1862, le Président des États du Nord avait besoin d'argent pour continuer la lutte contre les États du Sud. Devant la proposition des banques de les lui prêter à 30 % d'intérêt, Abraham Lincoln, qui avait percé le jeu des Rothschild et refusa en 1862 et 1863 de leur payer les intérêts qui s'élevaient à des sommes colossales, recourut à l'article 1 de la Constitution des USA par le vote du Legal Tender Act et créa le dollar « Green Back », appelé ainsi par la population parce qu'il était imprimé avec de l'encre verte au verso. Il fit voter par le Congrès l'émission de 449 millions de dollars à ''dos vert'', non ponctionneurs d'intérêts pour payer les troupes de l'Union. Non seulement le Nord gagna la guerre de Sécession, mais l'Agriculture et l'Industrie nordistes se mirent immédiatement à prospérer. Le retour à la gratuité et à la suffisance monétaire avaient permis cette rapide résurrection. Lincoln appela ces « Green Backs », la plus grande bénédiction que le peuple américain ait jamais eue. Aussi, en 1864, lors de sa campagne de réélection, Lincoln annonça-t-il son intention de continuer à émettre la monnaie USA, au lieu de l'acheter à Londres. Cela induisit une réponse du porte-parole des banquiers de la Cité de Londres, Lord Goschen, qui publia au début de 1865 un éditorial dans le London Times dont voici un extrait éblouissant de clarté : "Si cette malveillante politique financière (de Lincoln) devait perdurer pour de bon, alors ce gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il s'acquittera de ses dettes et sera sans aucune dette. Il aura tout l'argent nécessaire pour mener son commerce. Il deviendra prospère à un niveau sans précédent dans toute l'histoire de la civilisation. Ce gouvernement doit être détruit, ou il détruira toute monarchie sur ce globe." (Citation tirée de Who Rules America, par C. K. Howe et reproduite dans Lincoln Money Martyred Omni Publication - Palmsdale USA)

 

Tout d'abord, dans le but de discréditer les Green Backs, les banquiers persuadèrent le Congrès de voter, en février 1862, la «Clause d'Exception», qui stipulait que les Green Backs ne pouvaient être utilisés pour payer l'intérêt sur la dette nationale. Ensuite, ayant financé l'élection d'assez de sénateurs et de députés, les banquiers firent voter par le Congrès en 1863 le retrait de la loi des Green Backs et son remplacement par le National Banking Act (Loi des Banques Nationales, où l'argent serait créé avec intérêt par des compagnies privées). Cette loi stipulait aussi que les Green Backs seraient immédiatement retirés de la circulation aussitôt leur retour au Trésor pour paiement des taxes. Lincoln protesta énergiquement, mais son objectif le plus pressant était de gagner la guerre et de sauver l'Union, ce qui l'obligea à remettre après la guerre le veto qu'il projetait contre cette loi et l'action qu'il entendait prendre contre les banquiers. Lincoln déclara tout de même : «J'ai deux grands ennemis : l'armée du Sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis.» Lincoln fut réélu le 8 novembre 1864 et fit clairement savoir qu'il s'attaquerait au pouvoir des banquiers une fois la guerre terminée. La guerre se termina le 9 avril 1865, Lincoln fut assassiné le 14 avril.

 

Après sa mort comme celle de Kennedy qui, on le verra juste après, voulait remettre dans les mains des Américains la fabrication de la monnaie, les dollars "Green Back" furent retirés de la circulation et rachetés à un prix ridiculement bas par les banquiers centraux Morgan, Belmont et Rothschild. Otto Von Bismarck, Chancelier de Prusse, suite à l’assassinat de Lincoln a dit : « Je crains que les banquiers étrangers ne dominent entièrement l’abondante richesse de l’Amérique […] ils n’hésiteront pas à précipiter les États chrétiens dans les guerres et le chaos, afin de devenir les héritiers de la terre entière ». Prophétique !

 

Le 23 décembre 1913, le Congrès américain votait la loi de la Réserve Fédérale, qui enlevait au Congrès lui-même le pouvoir de créer l'argent, et remettait ce pouvoir à la «Federal Reserve Corporation». Un des rares membres du Congrès qui avait compris tout l'enjeu de cette loi, Charles A. Lindbergh (le père du célèbre aviateur), déclara : « Cette loi établit le plus gigantesque trust sur terre. Lorsque le Président (Wilson) signera ce projet de loi, le gouvernement invisible du pouvoir monétaire sera légalisé ... le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par cette loi sur la banque et le numéraire.»

 

John Fitzgerald Kennedy, ou la dernière chance.

Le 4 Juin 1963, Kennedy avait décrété l'''Executive Order #11110'' qui reprend l’article 1 de la Constitution et se passe des services de la Fed. Cet ordre exécutif consistait à créer $4,292,893,815 States Notes par le Trésor US gagées sur les réserves d’or et d’argent du Trésor. Il fit imprimer 4,3 milliards de billets de 1,2,5,10,20 et 100 dollars destinés à remplacer à terme les Federal Notes de la Federal Reserve. En cela il rétablissait la Constitution qui interdisait au Congrès de déléguer le pouvoir de la création monétaire à des sociétés privées, ce qui est le cas de la Fed (Banque Centrale US). Kennedy fut assassiné le 22 novembre 1963, mais n’y voyez bien sûr aucune relation de cause à effet. Le 26 novembre 1963, après l’assassinat de Kennedy, Lyndon B. Johnson, nouveau président, suspend immédiatement l’ordre exécutif # 11110 et les billets de 2 et 5 dollars sont immédiatement retirés de la circulation.

 

The Founding Fathers, Colonial Script, the Federal Reserve and the National Debt 1zipmont.wordpress.com/the-status-quo/the-founding-fathers-colonial-script-the-federal-reserve-and-the-national-debt/ (histoire du dollar et des banques aux USA depuis la révolution)

 

The Money Masters (sous-titres en français). Histoire du combat entre les hommes politiques et les banquiers aux USA depuis 1750 youtu.be/pYvQoXFfJ_k (long, mais très bien documenté)

 

Le scandale des banques centrales. Thomas Jefferson et Andrew Jackson avaient compris « Le Monstre ». Mais aujourd'hui pour la plupart des Américains, la Réserve Fédérale est juste un nom sur un billet. Ils n'ont aucune idée de ce que la banque centrale fait à l'économie, ou à leurs propres vies économiques ; de comment et pourquoi elle a été fondée et comment elle fonctionne. Ce film est la plus claire et la plus impérieuse explication jamais donnée de la Fed en 5 épisodes de 10' – youtu.be/sASp_5Ragsc / 2 - youtu.be/H9cntZxRRUM /

 

« Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d’achat des consommateurs. Le privilège de créer et d’émettre de la monnaie n’est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c’est aussi sa plus grande opportunité. Par l'adoption de ces principes, le besoin ressenti depuis longtemps d'uniformiser la monnaie aux besoins sera satisfait. Les assujettis aux taxes seraient libérés des intérêts. L’argent cessera de gouverner et se mettra au service de l’humanité. La puissance d'argent fait sa proie de la nation en temps de paix et conspire contre elle en temps d'adversité. Elle est plus despotique que la monarchie, plus insolente que l'autocratie, plus égoïste que la bureaucratie. Je vois arriver dans un proche avenir une crise qui me déconcerte et me fait trembler pour la sécurité de mon pays. Les groupes financiers et industriels sont devenus tout puissants, il s'ensuivra une ère de corruption aux postes élevés et la puissance d'argent du pays cherchera à prolonger son règne en utilisant les préjugés du peuple jusqu'à ce que la fortune soit concentrée en un petit nombre de mains et la république détruite. » Abraham Lincoln

 

« Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent. » James A. Garfield, président des États-Unis, (assassiné)

 

« Je considère que les institutions bancaires sont plus dangereuses qu’une armée. Si jamais le peuple américain autorise les banques privées à contrôler leur masse monétaire, les banques et les corporations qui se développeront autour d’elles vont dépouiller les gens de leurs biens, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront sans domicile sur le continent que leurs Pères avaient conquis. Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation. Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout. » Thomas Jefferson, troisième président des USA de 1801 à 1809.

 

« L’histoire relate que les banquiers ont utilisé toutes sortes d’abus, intrigues, supercheries et violences possibles pour obtenir le contrôle des gouvernements en contrôlant l’argent et son émission. » James Madison, quatrième président des USA de 1809 à 1817.

 

« Toute la perplexité, la confusion, et la détresse en Amérique ne provient pas des défauts de la Constitution ou de la Confédération ni du désir d’honneur ou de vertu, mais de notre ignorance profonde de la nature des devises, du crédit, et de la circulation. » John Adams, père fondateur de la Constitution américaine

 

« Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. La jeunesse qui pourra résoudre la question monétaire fera plus pour le monde que toutes les armées de l’histoire. » Henry Ford.

 



08/03/2018
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